- mar, 15/09/2026 - 12:42
KINSHASA, PARIS, BRUXELLES.
Le Soft International n°1675 | LUNDI 14 SEPTEMBRE 2026.
PÉP-AAAP en audience historique chez le Chef de l’État
Ils avaient longtemps attendu ce jour... Ils attendaient ce jour longtemps. Depuis trois ans, jamais ce jour n'était arrivé. Jamais ! C'est au sortir de cette rencontre samedi 12 septembre 2026 que Tryphon Kin-kiey Mulumba poste sur son compte X (@kkmtry) un texte qui fait le buzz pour ses vues.
Ci-après : «Jamais l’Histoire n’oubliera ce jour samedi 12 septembre 2026 qui voit le Chef de l’État @fatshi13 recevoir pour la toute première fois et, dans sa résidence officielle, Députés et Personnalités PÉP-AAAP de Tony Kanku Shiku. À celui qui sait attendre, la porte finit par s’ouvrir ».
Puis un autre le lendemain au lever du jour illustré par la photo publiée sur le site de la Présidence de la République : « Après des années d'attente, ces moments qu'on oublie pas, qu'on n'oublie jamais, qui restent ancrés dans la mémoire pour la vie». En effet.
À chacune de leurs réunions, de leurs rencontres, sous des formats divers, que de jérémiades ! Ces plaintes longues, ces lamentations tristes, répétitives qui n'en finissaient pas, qui n'en finissaient jamais, qui finissaient par ennuyer ou agacer certains.
Ils constituaient la troisième force politique du pays. À la fermeture des bureaux des votes au soir du 20 décembre 2023, il y a trois ans, ils étaient sortis la première force des urnes à l'Assemblée nationale.
Tous en connaissent les chiffres. Quatre-vingt quatre candidats élus députés.
Pourtant, énorme catastrophe ! Qu'est-ce qui avait pu se passer entre-temps pour qu'ils en perdent la moitié à la proclamation officielle dans la nuit du samedi 13 au dimanche 14 janvier 2024 ?
Quelqu'un avait eu la pire idée d'aller dévoiler le chiffre des isoloirs au point de réveiller le chat qui dort, chiffre qui aurait dû être gardé sous le sceau de Secret Défense comme l'exige la loi, qui faisait de l'AAAP - Alliance des Acteurs Attachés au Peuple - qu'avait décidé de porter un homme, Tony Kanku Shiku, TKS pour ses proches, né dans les affaires, a grandi dans les affaires, diplômé des Affaires à l'université, décidé - jurant - de rester toute sa vie dans les affaires, que nul n'avait imaginé qu'il pouvait un jour sortir de ce confinement qu'il chérit tant, qui lui prend tant de temps - chaque jour jusqu'au lever du jour - pour aller soutenir des candidats en politique ? N'est-ce pas l'ADN, le sang, la famille ?
Il avait tellement suivi depuis sa naissance son père, l'opposant historique de tous les régimes Étienne Tshisekedi wa Mulumba. Il avait vu son frère, Félix-Antoine Tshisekedi Tshilombo, escalader les murs de la politique, monter sur le toit de la politique à la disparition de son père le 1er février 2017 et avait certainement tellement entendu et compris mille phrases interpellatrices.
Telle celle-ci : «Si tu ne t'intéresses pas à la politique, la politique s'intéressera à toi », reprise par l'ancien premier ministre français Michel Rocard qui s'adressait dans un livre directement aux adolescents pour leur expliquer ce qu’est la politique et les inciter à s’engager : «Si vous ne vous occupez pas de la politique, elle s’occupera de vous». L'Italien Nicolas Machiavel (né Niccolò di Bernardo dei Machiavelli) qui fut proche de la cour de France, connu comme le géant théoricien de la politique mais aussi de la guerre, n'a-t-il pas légué à l'Histoire la phrase ci-après : « Tout n'est pas politique, mais la politique s'intéresse à tout ».
À QUI SAIT ATTENDRE...
Nul doute c'est cette intelligence qui fit venir TKS sur cette terre de tous les dangers...
Son frère, Félix-Antoine Tshisekedi Tshilombo élu Président de la République, TKS décidait malgré lui de «s'intéresser» à la politique, de «s'en occuper» un tant soit peu comme il se confie aux médias. Car «si vous ne vous occupez pas de la politique, elle s’occupera de vous».
Il entendait protéger son frère et autant qu'il pouvait...
Il en fut pleinement informé dans la nuit de samedi 13 au dimanche 14 janvier 2024 lorsque les résultats provisoires des élections législatives de décembre 2023 furent proclamés. Alors qu'il détenait la liste de ses élus, lorsque les noms des 477 députés sur les 500 pour le compte de 44 partis et regroupements politique furent officiellement proclamés par la Centrale Électorale Nationale Indépendante, CÉNI, il en savait déjà trop sur ce monde dangereux ! Rétrogradée par des méchants loups, l'AAAP est citée troisième force avec 45 députés.
Qui a fabriqué ces 477 élus et pourquoi ? Pourquoi ce tremblement de terre? Pourquoi ce tsunami ?
Qui lui en voulait tant et pourquoi ? À qui il faisait tant peur? N'avait-il pas pris trop de risques en s'ingérant dans la politique, cette merde? Ce monde de merde? Si on lui en voulait tant, ce monde de merde ne pousserait-il pas jusqu'à chercher un jour à le liquider physiquement ? Que de questions…
N'est-ce pas les mêmes questions que ne cesse de se poser un certain Donald Trump lorsqu'il fut vaincu en 2020 par Joe Biden ou quand Dieu a fait qu'il eût miraculeusement échappé à la mort tel ce 13 juillet 2024 lors d'un meeting à Butler, en Pennsylvanie quand, soudain, il entendit un bruit sec, une détonation courte et que Dieu fit qu'il tourna la tête mais la balle traversa l'oreille droite ?
Ce soir-là, à Butler, deux autres détonations similaires retentirent, Donald Trump sut aller à terre, entouré immédiatement de plusieurs agents des services secrets, chargés de sa protection quand dans les travées situées derrière l’estrade, ses militants et sympathisants s'accroupirent, pour se protéger, ne comprenant rien de rien... En 2020, si le Républicain a admis la victoire du démocrate, a-t-il concédé sa défaite ? En 2020, aux États-Unis, dans le camp des républicains, ce fut colère, incrédulité, deuil. En décembre 2023, au Congo, ce fut colère, incrédulité, deuil chez les Acteurs Attachés au Peuple.
Mais que faire ? La politique n'est-elle pas un jeu ? («La politique est un jeu», livre de Emma Bajac, Paris, éd. Flammarion, collection Librio).
Pour TKS, malgré la colère, l'incrédulité, le deuil, il ne restait qu'à prendre ça du bon côté, à être du bon côté de l'histoire. Car la vie doit continuer et elle continue. Tant que la vie est là, il faut la laisser continuer...
À qui sait attendre, le temps ouvre ses portes. À savoir attendre, il y a tout à gagner. À qui sait attendre, le miracle finit par se produire. Qui l'aurait cru ?
Ce samedi 12 septembre, pour les Acteurs Attachés au Peuple, un miracle s'est produit.
Dans la nuit d'avant-veille, après une rencontre cruciale quand avec force et détermination, le projet fut présenté, le frère Tony Kanku Shiku convaincu parfaitement de sa pertinence, assurait qu'il allait le porter sans attendre. Aux petites heures, un coup de fil retentit. « C'est approuvé. C'est le samedi. Tenez-vous prêts avec le récit. C'est samedi...». Vraiment !?
Deux députés partis la veille en province en vacances parlementaires, reprennent le vol retour, dès le premier coup de fil, arrêtent tous leurs programmes préparés et annoncés.
Un troisième qui devait embarquer le lendemain pour l'étranger pour des soins, remet au surlendemain le vol.
Et, une deuxième fois même sans vraiment y croire, il fait partir son épouse en équipe d'avance...
D'autres confient des invitations reçues, entendues mais depuis trois ans, aucune suite.
Mais quand il doit se produire, le miracle arrive toujours. Conçue, initiée, partagée, acceptée, présentée, appuyée parfois critiquée voire combattue - c'est la politique - l'audience tant attendue est arrivée. Un Député dans la capitale revenu l'avant-veille, présent dans les préparatifs de cette rencontre, confie : «Même s'il faut rester dans cette salle la nuit, ici, toute la nuit, même deux ou trois jours voire plus, je suis prêt ».
Samedi 12 septembre, 16:00', sur les hauteurs de la ville, dans la commune de Ngaliema, dans la très somptueuse salle d'attente de la Cité de l'Union Africaine aux lustres royaux, l'énorme complexe immobilier situé à un jet de pierre du site présidentiel de Mont-Ngaliema, qui abritait la résidence officielle et le lieu de travail du Maréchal, érigé en 1967 par le Maréchal en vue du IVe sommet de l'alors Organisation de l'Unité Africaine, OUA, organisé à Kinshasa du 11 au 14 septembre 1967, il n'y a pas que ce Député sur les quatorze personnalités triées sur le volet qui pense ainsi.
Annoncée pour 17:30', la montre indique les 21:00' et, dans la salle, personne ne bouge.
Le frère du Président, «le Haut Représentant du Chef, leader de l'ombre, l'homme discret mais d'une rare efficacité», pour ce jour historique, habillé pour le protocole comme rarement même quand il reçoit ses invités, TKS est dans l'énorme salle, enfoui dans l'un des sofas. Quand le protocole fait irruption et le voit, TKS confie à un proche assis à côté de lui, à gauche que «ça sera plus bas à la résidence officielle». Là où peu de personnes présentes dans la salle ont été un jour.
Incroyable... Alors qu'ils s'étaient présentés et apprêtés pour y passer la nuit voire plus, voici qu'arrivent des véhicules mis à la disposition de ces invités en charge de les conduire «plus bas» à la résidence officielle du Président de la République.
Là, ils sont installés selon le protocole mais aussi selon l'ordre d'arrivée.
Ils n'attendront pas plus longtemps.
Le Président de la République est déjà annoncé... Il prend la parole, s'excuse du retard. Il y avait des investisseurs qui cherchaient à le rencontrer.
À qui le Président présente ces excuses quand ces quatorze personnalités s'étaient rendues ici à l'idée qu'elles attendraient des heures, voire toute la nuit?
TKS prend la parole. Il remercie le Président pour la tenue de cette rencontre historique avec les Représentants de la Plateforme Électorale et Politique, PÉP-AAAP. Au nom de la plateforme, il lui adresse ses félicitations pour l’initiative salutaire prise de convoquer «le Dialogue national pour la paix, la cohésion et la refondation de l'État». Il évoque les réalisations qui émergent à travers le pays dans le secteur des infrastructures, l’éducation, la santé, la diplomatie proactive, la montée en puissance des forces de défense et de sécurité, «qui impactent positivement le vécu quotidien des Congolaises et des Congolais redonnant l’espoir d’un avenir meilleur».
PÉP-AAAP MONTRE SES DENTS.
Des remerciements pour avoir accepté de recevoir ces personnalités ce samedi 12 septembre. La rencontre avait été sollicitée dans la nuit de mercredi et jeudi 9 et 10 septembre 2026. Des personnalités qui représentent des regroupements, des partis politiques, des associations membres de PÉP-AAAP qui ne sont qu'un échantillon.
Difficile d'en amener plus sans connaître au préalable le cadre. Il appelle chacun pour l'occasion à se présenter en mettant, le cas échéant, un accent sur une expérience politique avérée, un ancrage sociologique reconnu, les différents services publics rendus...
Espace Grand Bandundu et Kongo central (Professeur Honorable Tryphon Kin-kiey Mulumba, membre fondateur du CACH, l'un des candidats du trio gagnant du Candidat CACH Félix-Antoine Tshisekedi Tshilombo à la présidentielle de 2018, plusieurs fois ministre, plusieurs fois élu, réélu député de son fief de Masimanimba, député national et provincial dans l'actuelle législature; Hon. Marie-Ange Lukiana Mufwankolo, plusieurs fois ministre, députée, élue quatre fois à Kinshasa et à Bulungu) ; espace Grand Équateur (Omer Egwake Yangembe, plusieurs fois ministre, ancien député) ; espace Grand Kasaï (Hon. Lambert Mende Omalanga, ancien vice-premier ministre, plusieurs fois ministre-porte-parole du gouvernement, élu député quatre fois à Lodja; Richard Mulumba Asaeba, membre fondateur de CACH, président du Regroupement AE ; Hon. Constantin Mbengele Thamuk, ancien DG du Fonds de Promotion de l’Industrie, FPI, élu deux fois député à Mweka; Jacques Timothé Ikung, ancien DirCab de la ministre de l’Environnement, Secrétaire Général de l’AAAP); espace Grand Katanga (Hon. Jean-Claude Masangu Mulongo, ancien P-dg de la Citibank, Gouverneur honoraire de la Banque Centrale du Congo, BCC, pendant seize ans, de 1997 à 2013, géniteur du Franc Congolais, CDF, ancien président du G24, ancien président de l’Association des Banques Centrales Africaines, député de Malemba-Nkulu); ville-province de Kinshasa (Laurent Batumona Kandi Kham, président de AAAP, ancien vice-ministre, ancien député, ancien vice-gouverneur de la ville de Kinshasa, directeur de campagne adjoint du candidat CACH, ancien DG de la DGI, puis de la DGDP ; Hon. Steve Mbikayi Mabuluki, plusieurs fois ministre, trois fois député élu à Kinshasa-Tshangu et Mont-Amba, président du Groupe parlementaire AAAP-CODE, promoteur des écoles d’enseignement trilingue Le Cartésien); Hon. Frida Mushy Yaya Yalake, députée de la Tshangu, cheffe d’entreprises; prof. Michel KaswaKayomo, DirCab du ministre des Mines, médecin spécialiste en Biologie médicale et Santé Publique, professeur); espace Grand Kivu (Hon. Jean-Marie Kalumba Yuma, ancien ministre, député national et député provincial de Pangi, Maniema, coordonnateur de la campagne du Chef de l’État au Maniema en 2023 ; Hon. Maguy Rwakabuba Ribagiza, plusieurs fois vice-ministre, députée de Rutshuru, Nord-Kivu ; Hon. Mwanza Hamissi Singoma, ancien président de la FÉC-Nord-Kivu, plusieurs fois député de Nyiragongo, Nord-Kivu, président honoraire du caucus des députés du Nord-Kivu, président de la Commission Suivi-évaluation de l’Assemblée nationale, président des sociétés).
Vient le tour de Laurent Batumona Kandi Kham de prendre la parole. Il donne lecture du mémo de PÉP-AAAP adressé au Président de la République. Un texte contenant des propositions liées au dialogue national dont la tenue a été annoncée.
Le texte, selon des sources proches du dossier, décrit la situation que connaît le pays «confrontée à des multiples défis d'ordre politique, sécuritaire, économique et social, la persistance des conflits armés dans sa partie orientale, les tensions politiques, les difficultés liées à la gouvernance, les enjeux électoraux ainsi que les aspirations légitimes de la population à la paix, à la stabilité, au développement, ce qui justifie la nécessité d'engager une réflexion approfondie sur l'organisation d'un dialogue national».
Un « dialogue qui est un instrument reconnu de prévention et de règlement pacifique des conflits. Conduit dans un esprit de bonne foi, d'ouverture et de responsabilité, le dialogue favorise la recherche d'un consensus national, le renforcement de la cohésion sociale ainsi que la consolidation de la stabilité institutionnelle. Un dialogue congolais représente une opportunité majeure pour promouvoir la paix durable, renforcer la cohésion nationale et consolider les institutions de la République».
Le succès de ce dialogue qui «en démocratie est permanent» ? Il «dépendra notamment de la bonne foi des parties prenantes, de la transparence des échanges, de la mise en œuvre effective des résolutions qui en découleront. Un dialogue crédible doit être guidé par l'intérêt supérieur de la Nation et contribuer durablement au développement du pays».
Ce dialogue se justifie, selon le mémo, par l'urgence de contrer «les velléités subversives, la recherche des solutions durables aux crises politiques et sécuritaires récurrentes, la nécessité de renforcer l'unité nationale, le besoin de consolider les institutions étatiques face à la malveillance extérieure».
Et, « face à certaines situations observées», PÉP-AAAP appelle le Président de la République à la mettre «au centre des discussions et des négociations», assure qu'elle va travailler à «renforcer la confiance et la cohésion au sein de la Majorité Présidentielle Plurielle», tout comme à «favoriser l'appropriation du processus par la population».
Le texte « assure que les personnalités, ici présentes qui viennent de se présenter et travaillant sous le leadership du Haut Représentant (TKS, ndlr), sont d’ores et déjà prêtes et disponibles à se rendre à tout moment dans leurs espaces géographiques et sociologiques respectifs afin d’y animer et encadrer les consultations à la base, prélude au Dialogue national».
«Comme vous pouvez le constater, toutes ces personnalités ont un grand ancrage dans le tissu sociologique du Congo profond que vous avez appelé à s’exprimer dans le cadre du Dialogue national pour la paix, la cohésion et la refondation de l'État. Elles sont ici, devant Vous, pour offrir leur disponibilité à travailler en vue de la réussite des Consultations, en prélude du Dialogue».
En reprenant la parole, le Président de la République salue l'initiative de cette rencontre, se dit déterminé à œuvrer pour la réussite du dialogue, valide le poids de PÉP-AAAP et de ses personnalités dont il connaît la pertinence et l'ancrage, assurant que ces données seront prises en compte dans les décisions qui viennent.
La rencontre étant hautement politique, Jean-Claude Masangu Mulongo, notable reconnu et écouté du Grand Katanga fait face aux médias entouré du HR et de ses camarades pour une déclaration. La montre sonne environs 22:00'...
Au départ de la résidence officielle du Chef de l'État, Tryphon Kin-kiey Mulumba poste sur X un texte qui fait le buzz. «Jamais l’Histoire n’oubliera ce jour samedi 12 septembre 2026 qui voit le Chef de l’État @fatshi13 recevoir pour la toute première fois et, dans sa résidence officielle, Députés et Personnalités PÉP-AAAP de TKS. À celui qui sait attendre, la porte finit par s’ouvrir ».
Le lendemain au réveil un autre texte illustré : « Après des années d'attente, ces moments qu'on oublie pas, qu'on n'oublie jamais, qui restent ancrés dans la mémoire pour la vie». Samedi 12 septembre, PÉP-AAAP a montré ses dents.
TKKM.





