- mer, 04/02/2026 - 05:32
KINSHASA, PARIS, BRUXELLES.
Le Soft International n°1657 | MERCREDI 4 FÉVRIER 2026.
Un accord d’entente pour la matérialisation du méga-projet hydro-électrique Grand Inga a été signé le 2 février 2026 à Kinshasa, par le Congo et la France, lors de la visite de Mme Éléonore Caroit, la ministre française déléguée en charge de la Francophonie, des Partenariats internationaux et des Français de l'étranger.
« La signature de ce protocole d’accord entre la RDC et la France n’est pas une simple formalité administrative. C’est un pas décisif et hautement symbolique vers la matérialisation du projet Grand Inga et plus spécifiquement de sa phase d’Inga 3.
Ce projet, par essence intégrateur, structurant et industrialisant, constitue l’épine dorsale de la vision (... du président Tshisekedi), pour l’émergence de notre nation et le rayonnement de la sous-région pour transformer le potentiel énergétique de notre pays en un moteur de développement durable pour la RDC et pour l’ensemble du continent africain», a déclaré Mme Nicole Ntumba Bwatshia, directeure de Cabinet adjoint du Président de la République.
AU CŒUR OIF.
Un « lundi (qui) restera gravé comme le jour de l’entrée en vigueur officielle du financement du programme de développement d’Inga 3 par la Banque Mondiale. Ce jalon essentiel vient confirmer que le projet Inga 3 est désormais sur une trajectoire irréversible.
À cet égard, je salue l’accomplissement indéfectible de la Banque Mondiale et remercie chaleureusement le directeur-pays de la Banque Mondiale, Albert Zeufack, pour son engagement résolu à nos côtés», a-t-elle poursuivi.
Le protocole s’articule autour d’une dualité «Préparer le pays pour le projet, et le projet pour le pays».
« C’est un honneur et une joie d’être ici aujourd’hui à Kinshasa ce 2 février pour renouveler un partenariat qui marche. Un partenariat qui, au cours des quatre dernières années, a permis à la France de contribuer durablement au développement de ce pays et c’est une fierté pour nous de pouvoir signer un nouveau protocole pour les quatre années à venir», a déclaré pour sa part Eléonore Caroit.
« Le protocole qui avait été signé en 2021 avait permis le décaissement de plus de 500 millions d’euros. Au-delà du montant investi, au-delà de l’apport financier, ce qui compte c’est que ce partenariat s’inscrit dans des priorités qui sont des priorités pour la France et pour la RDC, qui touchent à l’environnement, à l’enseignement, à l’énergie, au transport, à l’agriculture, sans oublier les forêts auxquelles nous sommes si attachés et pour lesquelles nous avons par ailleurs d’autres projets de protocole en cours», a expliqué Mme Caroit.
Pour les quatre prochaines années, le Congo et la France vont continuer «cette coopération fructueuse, une coopération porteuse de projets d’avenir, une coopération en faveur des peuples, qui répondent à cet agenda partagé, à ce véritable partenariat» entre les deux pays.
Vice-ministre congolaise des Finances, Garcia Yamba Kazadi a déclaré que « pour les quatre prochaines années, la RDC est déterminée à poursuivre les projets existants. La signature de cet accord intervient ce jour pour dresser sincèrement le leadership éclairé qui engage nos deux pays en faveur du renforcement de ce partenariat qui existe depuis beaucoup d’années entre la RDC et la République française».
Un accord qui « marque une étape déterminante dans la consolidation de la coopération bilatérale qui existe entre nos deux pays, en particulier dans des secteurs structurants de développement durable. Il témoigne, une fois de plus, la confiance mutuelle ainsi que la convergence des vues entre nos deux pays sur les priorités économiques et institutionnelles », a poursuivi Garcia Yamba Kazadi.
« Soyez rassurée que la RDC est déterminée pour les quatre prochaines années à travailler en étroite collaboration avec l’Agence française de développement (AFD), pour poursuivre des projets qui ont déjà commencé depuis plusieurs années », a aussi déclaré la vice-ministre. Éléonore Caroit est à Kinshasa après un déjeuner de travail, le 23 janvier, à l'Élysée, du président congolais avec son homologue Emmanuel Macron à l'invitation de celui-ci.
La France avait « réaffirmé son attachement au respect de l’intégrité territoriale et de la souveraineté de la République démocratique du Congo», selon la présidence congolaise.
Une première visite, depuis un an, d'un membre du gouvernement français qui va prendre plusieurs jours au moment où Kinshasa s'oppose à un troisième mandat de la Rwandaise Louise Mushikiwabo et dit vouloir briguer la tête de l’OIF, l'Organisation internationale de la francophonie, lors du sommet prévu à la fin de l'année au Cambodge.
ALUNGA MBUWA.





